Détails de la conférence

Le 11 nov. 2022

Lieu Hôtel Château Bromont et virtuelQCCanada
Événements

Sexualité et psychiatrie : entre protection et émancipation

Sexualité et psychiatrie : entre protection et émancipation

Présentée par : Ashley J. Lemieux, sexologue et Mathieu Goyette, psychologue

Autrices et auteurs de la recherche : Ashley J. Lemieux, Mathieu Goyette, Jo-Annie Spearson-Goulet, Frédérique Fortin

 

Résumé de la présentation

Le rétablissement est une notion centrale en santé mentale. Elle met l’accent sur l’épanouissement de la personne, au-delà de sa maladie, à travers la détermination de ses besoins et la reprise du pouvoir sur sa vie. Les aspects sexuels et intimes sont identifiés par une majorité des personnes comme des composantes importantes de leur rétablissement. Or, les troubles mentaux, tant leurs symptômes que leur traitement, ont des impacts directs sur la fonction sexuelle et les relations intimes. Qui plus est, de nombreux enjeux cliniques et éthiques peuvent faire ombrage à l’expression de la sexualité dans le milieu psychiatrique. Ces enjeux sont exacerbés en psychiatrie légale, où l'on doit composer avec des contraintes légales dans un milieu sécurisé.

 

Les conférencières et conférenciers

Lemieux, Ashley J.

Ashley Lemieux, sexologue, est agente de planification, de programmation et de recherche, responsable de l'Unité d'évaluation des technologies et modes d'intervention en santé mentale, justice et sécurité de l'Institut national en psychiatrie légale Philippe-Pinel. Elle est également attachée de recherche au Département de psychiatrie et d'addictologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. Son expertise en recherche cible les interventions destinées aux personnes avec des troubles mentaux qui sont impliquées dans le système de justice, avec un intérêt pour les approches qui soutiennent le rétablissement et la déjudiciarisation.

Goyette, Mathieu

Mathieu Goyette est professeur au département de sexologie de l’UQAM et professeur associé au département des sciences de la santé communautaire de l’Université de Sherbrooke. Il est également chercheur régulier à l’Institut universitaire sur les dépendances, au Centre de recherche Charles-Le Moyne ainsi que membre de l’équipe du RISQ. Ses activités de recherche portent sur la sexualité en lien à la consommation de substances psychoactives. L’une des spécificités de son programme de recherche repose sur l’utilisation des technologies afin d’améliorer la compréhension de la relation entre ces facteurs et de développer des interventions auprès de personnes qui choisissent de consommer des substances. Psychologue de formation, il attribue une grande importance dans ses projets à la collaboration et au transfert de connaissance avec les personnes concernées et celles qui œuvrent auprès d’elles.